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Justice : le Gabon passe à la dématérialisation

Augustin Emane et le groupe espagnol Indra posent les bases d'une justice numérique, plus rapide et sécurisée.

Fini les dossiers qui traînent et les actes à faire tamponner à l'autre bout de Libreville. Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a reçu ce mardi 6 octobre une délégation du groupe espagnol Indra pour dessiner la feuille de route d'une administration judiciaire digitalisée, traçable et cyberprotégée.

Le ministre de la Justice Augustin Emane et une délégation espagnole lors d'une séance de travail à Libreville.
Le ministre de la Justice Augustin Emane a reçu ce mardi une délégation du groupe espagnol Indra.

Ce qui s'est passé ce mardi

La séance de travail a réuni le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, et Pauline Negre Soumah, directrice régionale du groupe Indra pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, à la tête d'une délégation espagnole.

Objectif affiché : déterminer le périmètre de compétences de tout ce qui se fait en matière de digitalisation des données au Gabon. En clair, qui fait quoi, avec quels outils et sous quels garde-fous.

L'entreprise, spécialisée dans les infrastructures critiques et la transformation numérique des États, a présenté par vidéoprojection ses offres et ses services, dont un système de gestion des procédures pour l'administration judiciaire.

Une feuille de route progressive

Les deux parties ont acté la mise en place d'une feuille de route numérique et sécurisée, déployée par étapes dans les juridictions et les administrations.

Le but est concret : réduire les délais quand un usager sollicite un acte administratif, assurer la traçabilité des documents et fluidifier le parcours du citoyen.

Indra compte accompagner le Gabon vers une architecture infaillible en cybersécurité. Un point loin d'être accessoire quand on parle de données judiciaires sensibles.

Le vrai nœud : qui accède à quoi

L'architecture de la base de données et la désignation des personnes ressources habilitées à accéder aux informations sensibles ont nourri le débat, précise-t-on côté ministère.

C'est tout l'enjeu : une justice numérisée n'a de valeur que si elle protège mieux qu'elle ne fragilise. La dématérialisation des actes dans les juridictions et les administrations est désormais présentée comme une ambition nationale assumée.

Reste la suite : la prochaine étape sera le cadrage technique entre les experts d'Indra et l'administration gabonaise, pour transformer la démonstration en solutions opérationnelles dans les tribunaux. D'ici là, le calendrier de déploiement n'a pas été rendu public.

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