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Politique

Justice 2032 : Libreville planche sur une réforme de fond

Un séminaire ouvert mardi à l'École nationale de la magistrature doit poser les bases d'une loi de programmation pour la justice gabonaise.

Ce mardi, l'École nationale de la magistrature à Libreville accueille un séminaire national sur la future loi de programmation de la justice 2027-2032. Objectif affiché : bâtir une justice plus rapide, plus indépendante et plus proche du citoyen.

Bâtiment de l'École nationale de la magistrature à Libreville où se tient le séminaire sur la justice
Le séminaire sur la loi de programmation de la justice 2027-2032 s'est ouvert mardi à l'École nationale de la magistrature de Libreville.

Le rendez-vous était annoncé depuis plusieurs jours. Il s'est concrétisé ce mardi 4 août à l'École nationale de la magistrature (ENM). Le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a ouvert les travaux devant un parterre inhabituel : hauts magistrats, parlementaires, universitaires, anciens ministres de la Justice et acteurs de la chaîne judiciaire.

Le thème donne le ton : Quelle justice gabonaise pour 2032 ? Une question simple, mais qui engage cinq années de réformes.

Une feuille de route présidentielle

Ce séminaire n'est pas né du hasard. Il découle d'instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, transmises au ministre de la Justice Augustin Emane dans une feuille de route datée du 5 janvier 2026. La veille de l'ouverture, le Garde des Sceaux avait déjà exposé sur un plateau télévisé sa méthode : une démarche participative, associant tous les acteurs du secteur plutôt qu'une réforme décidée en chambre.

Concrètement, les participants doivent définir les priorités stratégiques, les réformes structurelles et les investissements nécessaires à la justice gabonaise des prochaines années. Le texte qui en sortira prendra la forme d'une loi quinquennale de programmation, couvrant la période 2027-2032.

Ce que ça doit changer pour les justiciables

L'ambition tient en une phrase : une justice indépendante, performante, moderne, accessible et proche du citoyen. Derrière ces mots, des objectifs très concrets sont visés : consolider l'indépendance du pouvoir judiciaire, accélérer la qualité et la rapidité des décisions rendues, et renforcer les capacités institutionnelles des juridictions.

Pour un justiciable gabonais, cela signifie potentiellement des délais de procédure réduits, des tribunaux mieux équipés et une chaîne judiciaire plus lisible, du dépôt de plainte jusqu'au jugement. C'est précisément le chantier que la feuille de route présidentielle assigne au ministère de la Justice depuis janvier.

Et maintenant ?

Les travaux de ce mardi ne produisent pas encore de texte de loi. Ils posent les fondations : diagnostics partagés, priorités validées collectivement, pistes d'investissement chiffrées. Le projet de loi quinquennale qui doit en découler sera la prochaine étape à suivre, avec un horizon clair : 2027, année de démarrage du plan, jusqu'à 2032.

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