Grand-Libreville : les maires somment les habitants de nettoyer
Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum passent à la vitesse supérieure contre l'insalubrité : balayage, désherbage et curage deviennent une obligation pour les riverains et les opérateurs économiques.
Les maires des quatre communes du Grand-Libreville ont signé un communiqué conjoint : chacun doit désormais entretenir les abords de sa propriété. Le nettoyage n'est plus un appel civique, c'est une mise en demeure.

Les maires de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum ont tranché. Dans un communiqué conjoint, ils somment riverains, ménages et opérateurs économiques d'assurer l'entretien des abords de leurs propriétés. Balayage, désherbage, curage des caniveaux : le nettoyage change de statut. Il devient une obligation, sous peine de sanctions prévues par la réglementation.
Ce qui change concrètement
Chaque devanture, chaque parcelle, chaque commerce doit être propre. Les maires ne parlent plus de sensibilisation mais de mise en demeure. Et ils annoncent que les contrevenants s'exposent aux sanctions que prévoient les textes.
La décision ne sort pas de nulle part. Elle intervient après une séance de travail entre les édiles, sous la pression du gouvernement, qui avait tancé les responsables municipaux sur l'état du cadre de vie dans la capitale et ses environs.
La question qui fâche : quelles sanctions ?
C'est le point sensible. Les textes prévoient des sanctions, mais lesquelles exactement, et comment seront-elles appliquées ? Sur le terrain, la question circule déjà : que risque un ménage qui ne nettoie pas sa devanture ? Un opérateur économique qui laisse ses abords à l'abandon ?
Les autorités municipales n'ont pas encore détaillé le barème ni le calendrier des contrôles. C'est là que se jouera la crédibilité de l'opération : sans application visible, la mise en demeure resterait lettre morte.
Derrière le balai, un enjeu de santé publique
Caniveaux bouchés, déchets accumulés, eaux stagnantes : l'insalubrité du Grand-Libreville n'est pas qu'une question d'esthétique. Elle nourrit les maladies et dégrade le quotidien de millions de personnes. Les quatre communes, qui partagent les mêmes caniveaux et les mêmes dépotoirs sauvages, ont intérêt à agir ensemble plutôt qu'en ordre dispersé.
Les habitants attendent maintenant les actes. Le balai est dans les mains des citoyens ; le contrôle, lui, est dans celles des maires.
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