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Gasoil : le carburant arrive, Oligui veut sortir le Gabon du piège des importations

La cargaison attendue est livrée et les stations se reremplissent, pendant que l'État engage le chantier de fond : moins dépendre de l'étranger pour raffiner.

Le gasoil est arrivé dimanche matin et le ravitaillement des stations-service reprend progressivement dans le Grand Libreville. Au-delà de l'urgence, le président Brice Clotaire Oligui Nguema veut s'attaquer à la racine du problème : un pays producteur de pétrole qui reste tributaire des importations pour ses carburants.

Véhicules en attente de carburant dans une station-service de Libreville
Les stations-service du Grand Libreville reprennent du service après l'arrivée de la cargaison de gasoil.

L'étau se desserre dans les stations

La cargaison de gasoil attendue est arrivée dimanche matin. Les équipes sont à pied d'œuvre pour acheminer le carburant vers les stations-service, qui reprennent du service progressivement. Le scénario noir — transports à l'arrêt, activité économique grippée — s'éloigne.

Depuis le 30 septembre, les tensions d'approvisionnement dans le Grand Libreville avaient vidé les pompes et allongé les files. Cette livraison marque une étape décisive dans la sortie de crise.

Un pays producteur obligé d'importer

La panne révèle une contradiction qui pèse sur le quotidien : le Gabon sort du pétrole brut de son sol, mais ne raffine pas assez pour couvrir ses propres besoins en carburants. Résultat, une partie du gasoil consommé à Libreville et ailleurs vient de l'étranger.

Un maillon faible qui transforme une simple commande en enjeu national. Quand le navire est en retard, c'est tout le pays qui retient son souffle.

Le chantier qu'Oligui Nguema veut ouvrir

Le chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, veut remonter à la source : réduire la dépendance du Gabon aux importations de produits pétroliers. Objectif, reprendre la main sur la chaîne, du brut au carburant à la pompe.

Concrètement, cela passe par une capacité nationale de raffinage et de stockage renforcée, capable d'absorber les pics de consommation et de tenir en cas de retard d'approvisionnement. Moins de dépendance, c'est moins de files d'attente, un transport moins cher et une économie moins exposée aux à-coups extérieurs.

Ce que ça change pour vous

Pour l'automobiliste, le taximan et le transporteur, l'enjeu est direct : du carburant disponible, sans rupture ni spéculation sur les files d'attente. Pour l'économie, c'est la garantie que marchandises et personnes continuent de circuler.

La livraison règle l'urgence. Le chantier ouvert par le président Oligui Nguema vise, lui, à empêcher que la scène se répète. C'est là que se jouera la prochaine étape.

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