Gasoil : l'État sort ses réserves, retour à la normale dimanche
Stocks mobilisés et navire attendu : le ministère du Pétrole et du Gaz promet du carburant dans les stations dès le 4 octobre, sans toucher aux prix à la pompe.
Plusieurs jours de tensions dans les stations du Grand Libreville, et puis la sortie de crise. Le gouvernement mobilise ses réserves de gasoil et annonce un retour à la normale dès dimanche 4 octobre. Les prix, eux, ne bougent pas.

Depuis le 30 septembre, trouver du gasoil relevait du parcours du combattant dans plusieurs stations du Grand Libreville. Réservoirs bas chez les distributeurs, files d'attente, journées désorganisées pour les taxis, les transporteurs et les livreurs. Le ministère du Pétrole et du Gaz a tranché : la normalisation de l'approvisionnement est annoncée pour le dimanche 4 octobre.
Ce que l'État met sur la table
Le dispositif est clair. Les stocks stratégiques sont mobilisés pour réalimenter le marché, la distribution est temporairement encadrée et un navire d'importation est attendu pour reconstituer les volumes. Objectif : que le pistolet de la pompe recrache du carburant sans interruption dans les stations de la capitale et de ses environs.
Le nerf de la guerre, c'est le prix. Le gouvernement annonce 55,3 milliards de FCFA de subventions pour absorber le choc et protéger le consommateur à la pompe. Aucune hausse n'est annoncée. Pour un chauffeur de taxi de PK9 comme pour une PME de Libreville qui livre ses clients, la facture reste la même. C'est là que se joue l'essentiel : une pénurie sans flambée des prix.
Pourquoi c'est un enjeu qui dépasse la pompe
Le gasoil, c'est le moteur de l'économie quotidienne. Les bus, les camions, les groupes électrogènes des quartiers, les chantiers. Quand le carburant manque, ce n'est pas seulement un plein qu'on rate : c'est une journée de travail perdue, une livraison repoussée, un commerce qui tourne au ralenti.
Le gouvernement de Brice Oligui Nguema a donc actionné la solution d'urgence plutôt que la solution par les prix. Une manière de tenir la promesse d'un approvisionnement fiable sur le marché national, alors que le pays est producteur de pétrole.
Ce qu'il faut retenir
Rendez-vous dimanche. Si les stations du Grand Libreville se remplissent comme annoncé, la parenthèse se referme. Les réserves sont mobilisées, le navire est en route, les prix sont maintenus. Trois leviers activés en même temps. Le 4 octobre sera la première preuve sur le terrain, au bout du pistolet.
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