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Franceville : une enseignante meurt en accouchant au CHU Amissa Bongo

Pélagie Assong Nzok, professeure d'espagnol au lycée Rigobert Landji de Moanda, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi des suites de son accouchement.

Le Haut-Ogooué en deuil. Une enseignante de 34 ans est morte au CHU Amissa Bongo de Franceville, dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 septembre, après des complications survenues pendant son accouchement. La communauté éducative réclame des réponses.

Bâtiment du Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo à Franceville, Gabon.
Le CHU Amissa Bongo de Franceville, où est décédée l'enseignante Pélagie Assong Nzok.

L'information est tombée au petit matin. Pélagie Assong Nzok, professeure d'espagnol en poste au lycée Rigobert Landji de Moanda, n'a pas survécu à son accouchement au CHU Amissa Bongo de Franceville. Le drame s'est noué dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 septembre.

L'établissement a suspendu ses cours. Dans les salles des professeurs, la stupeur a laissé place à la colère froide. « Une collègue, une mère, partie en donnant la vie », résume un enseignant joint par téléphone.

Ce que l'on sait du drame

La jeune femme, affectée dans le Haut-Ogooué dans le cadre de sa mutation, avait été admise au CHU pour son accouchement. Des complications sont survenues. Elle n'a pas pu être sauvée.

Le corps a été transféré à la morgue de l'établissement. Une enquête interne a été ouverte pour établir les circonstances exactes du décès, selon nos informations. Le CHU Amissa Bongo n'a pas encore communiqué publiquement sur le drame.

Ce décès relance un débat qui ne cesse de revenir : la prise en charge des femmes enceintes au Gabon. Il y a deux mois à peine, une autre parturiente mourait dans des conditions similaires. La communauté éducative de Moanda réclame « la vérité et des mesures concrètes ».

Un deuil qui interpelle

Moanda, Franceville, tout le Haut-Ogooué est en émoi. Pélagie Assong Nzok laisse derrière elle un nouveau-né et un mari. Ses collègues ont ouvert une cagnotte pour soutenir la famille.

Le drame pose une question simple : combien de femmes doivent encore mourir en donnant la vie au Gabon ? La réponse ne viendra pas des hommages, mais des actes. Les autorités sanitaires n'ont pas encore réagi. La famille attend. Le pays aussi.

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