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Foncier : le CESEC veut protéger les terres ancestrales

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel planche jusqu'au 29 septembre sur la reconnaissance des terres communautaires et des sites sacrés.

À qui appartient la terre au Gabon ? Le CESEC a ouvert le débat, lundi 28 septembre 2026, sur la protection des terres ancestrales, des espaces communautaires et des sites sacrés. Objectif : des avis et des recommandations pour sécuriser ces patrimoines face à la pression foncière.

Paysage gabonais mêlant forêt et habitat villageois, illustration du foncier ancestral.
Le Gabon veut mieux reconnaître les terres ancestrales, communautaires et les sites sacrés.

Le CESEC, arène du débat foncier

C'est une question qui touche chaque village, chaque quartier, chaque famille. Lundi 28 septembre 2026, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) s'est penché sur l'épineuse régulation foncière. En plénière, sous la présidence de Guy Bertrand Mapangou, l'institution a ouvert un chantier sensible : la reconnaissance et la protection des terres ancestrales et des sites sacrés.

Une commission planche sur le sujet jusqu'au 29 septembre. Elle doit accoucher d'avis et de recommandations à l'attention des décideurs.

Un patrimoine sous pression

Le foncier gabonais, c'est d'abord une histoire de familles, de clans, de forêts et de lieux de culte. Ces terres se transmettent souvent à l'oral, sans titre, sans cadastre. Résultat : quand les projets d'aménagement, l'urbanisation ou l'exploitation des ressources avancent, les détenteurs coutumiers se retrouvent sans preuve juridique opposable.

Le CESEC veut changer cette donne. L'enjeu n'est pas anecdotique : reconnaître ces espaces, c'est sécuriser les droits des communautés, préserver des sites sacrés et éviter que le développement ne se fasse contre les populations.

Ce que ça change concrètement

Trois catégories sont sur la table : les terres ancestrales, les espaces communautaires et les sites sacrés. Pour les Gabonais concernés, une meilleure protection signifie des droits plus clairs, moins de litiges et une voix dans les décisions qui touchent leurs terres.

Le calendrier est court mais symbolique : jusqu'au 29 septembre. Les recommandations du CESEC devraient ensuite remonter vers les autorités compétentes.

Le message est simple : le Gabon veut poser un cadre pour que le foncier coutumier ne soit plus le parent pauvre de l'aménagement du territoire. Une avancée attendue dans les villages comme dans les centres urbains, où les conflits de terre sont monnaie courante.

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