Faune sauvage : Libreville forme l'Afrique centrale
Cinq jours d'atelier pour doter l'Afrique centrale d'une formation commune sur la gestion communautaire de la faune.
Le ministre des Eaux et Forêts Maurice Ntossui Allogo a ouvert lundi à Libreville un atelier sous-régional sur la gestion communautaire durable de la faune sauvage. Cinq jours de travaux pour bâtir une offre de formation commune aux quatre pays du bassin du Congo.

Le coup d'envoi a été donné ce lundi à Libreville. Le ministre des Eaux et Forêts, de l'Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a ouvert un atelier sous-régional consacré à la gestion communautaire durable de la faune sauvage en Afrique centrale.
À ses côtés : l'ambassadrice de l'Union européenne au Gabon, Cécile Abadie, et Nathalie Van Vliet, responsable de la Stratégie 4 du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM). Les travaux courent du 5 au 9 octobre.
Quatre pays, un même besoin
Autour de la table, le Gabon, le Cameroun, la République du Congo et la RDC. S'y ajoutent la COMIFAC, les sites nationaux du SWM, le programme Nature Africa, le secteur privé forestier, les réseaux de peuples autochtones et communautés locales, dont le REPALEAC, ainsi que des centres de formation et des experts.
L'enjeu tient en un mot : harmoniser. Aujourd'hui, chaque pays forme ses agents à sa manière. Demain, il s'agit de mutualiser les bonnes pratiques et d'adapter les cadres de gouvernance aux réalités locales et régionales. C'est l'ambition affichée de la Stratégie 4 du SWM.
Une offre régionale sous l'égide de la COMIFAC
Au terme des cinq jours, les participants ont élaboré une proposition structurée d'offre régionale de formation, placée sous l'égide de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC). Objectif : renforcer les compétences des acteurs de terrain.
Les experts venus du Cameroun, du Congo et de RDC ont confirmé que les objectifs assignés à l'atelier ont été atteints. Les États, les institutions de formation et les partenaires techniques et financiers sont appelés à renforcer leur collaboration pour que l'offre vive au-delà des salles de réunion.
Le programme SWM est mis en œuvre avec la FAO et la Wildlife Conservation Society (WCS), avec l'appui de l'Union européenne et de l'Agence française de développement.
Et après ?
Pour le Gabon, ce n'est pas un exercice de style. Le conflit homme-faune grignote les cultures, la forêt recule par endroits, et les communautés forestières restent les premières concernées. Une formation communautaire solide, c'est un village capable de gérer sa faune plutôt que de la subir.
Ce que l'atelier change concrètement : une offre de formation régionale que les pays pourront déployer, et un cadre pour que les compétences circulent au lieu de se répéter. La machine est lancée. Reste à la faire tourner.
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