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Économie bleue : le poisson gabonais arrive dans les restos universitaires

Un protocole veut remplir les assiettes des étudiants avec la pêche locale et faire vivre les pêcheurs du pays.

Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d'économie bleue : un protocole prévoit d'approvisionner les restaurants universitaires en produits halieutiques nationaux. Objectif double : mieux nourrir les étudiants et faire tourner la filière pêche gabonaise.

Étudiants attablés dans un restaurant universitaire devant un plat de poisson.
Les restaurants universitaires, nouveau débouché pour la pêche nationale gabonaise.

C'est une décision qui parle aux ventres autant qu'aux ports. Un protocole vient d'être conclu pour que les restaurants universitaires du pays servent des produits de la pêche nationale. Le principe est simple : l'État veut faire de la production halieutique locale un levier d'amélioration du quotidien des étudiants et de dynamisation de l'économie du pays.

Deux gagnants, une même assiette

D'un côté, les étudiants. Dans les restaurants universitaires, la question du contenu de l'assiette est centrale, surtout quand les coûts grimpent. En branchant ces restaurants sur la pêche nationale, l'ambition est d'offrir une alimentation plus régulière, plus fraîche et plus locale.

De l'autre, les pêcheurs et toute la chaîne : pêche artisanale, transformation, distribution. Écouler la production nationale dans un débouché stable comme les campus, c'est donner de la visibilité à une filière qui manque parfois de contrats.

Le poisson, moteur de l'économie bleue

Le Gabon mise depuis plusieurs années sur l'économie bleue : exploiter durablement ses ressources marines et fluviales, et capter davantage de valeur sur son propre sol plutôt que d'importer. Consommer gabonais dans les restaurants universitaires, c'est envoyer un signal fort à toute la filière.

Le protocole s'inscrit dans cette logique : créer un débouché public, régulier et identifiable pour la pêche locale, avec les campus comme premier marché test.

Ce que ça change pour le pays

Concrètement, si le dispositif tient ses promesses, l'argent dépensé dans les restaurants universitaires restera dans l'économie gabonaise. Moins d'importations, plus de revenus pour les pêcheurs, et une demande qui tire la production vers le haut.

Reste l'enjeu du volume : nourrir régulièrement des campus demande de la pêche en quantité suffisante et une logistique solide, du quai à la cuisine. C'est là que se jouera la réussite du protocole.

Une chose est sûre : l'État pose une brique de plus dans sa stratégie bleue, et cette fois, elle se voit directement dans l'assiette des étudiants.

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