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École gabonaise : qui va payer l'addition ?

Après des semaines de perturbations, un édito de cette semaine sonne comme un rappel à l'ordre : chaque partie devra assumer sa part.

L'école gabonaise a vacillé. Élèves et enseignants sont revenus par intermittence dans les établissements, mais la machine ne redémarre pas vraiment. Cette semaine, le ton change : place aux responsabilités.

Élèves gabonais en uniforme dans une salle de classe.
Des élèves en classe au Gabon : la reprise reste fragile dans plusieurs établissements.

L'école tourne au ralenti

Des salles de classe ont rouvert. Des élèves ont repris le chemin de l'école. Des enseignants aussi, ici et là. Mais une école qui fonctionne par intermittence n'est pas une école qui fonctionne.

Le constat est simple : la reprise n'est pas effective, malgré des indices jugés encourageants. Les cours reprennent, s'interrompent, reprennent encore. Résultat : des semaines perdues pour des milliers d'élèves gabonais.

Chacun sa part

Le message de cette semaine est clair : la responsabilité de chaque partie sera déterminée. Autrement dit, plus personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.

L'appel est lancé à tous les acteurs du système : les enseignants, les parents, l'administration, les syndicats. Chacun doit mettre de l'eau dans son vin pour irriguer durablement l'école gabonaise. La formule dit tout : sans geste de chaque camp, aucun relais ne tiendra.

Ce que ça change concrètement

Pour les familles, c'est un signal d'apaisement. Le discours ne vise plus un camp, il répartit les devoirs. Pour les élèves, c'est un enjeu direct : chaque semaine de cours perdue est une semaine qui ne se rattrape pas.

Pour l'État, l'enjeu est double : sortir de la crise sans perdre la face et remettre l'école sur les rails avant que l'année ne soit sacrifiée.

La prochaine étape

Le rendez-vous est posé. Ce qu'il faut retenir : la sortie de crise passera par le dialogue, pas par l'affrontement. Les semaines à venir diront qui a tenu ses engagements et qui a laissé filer. Mais une chose est acquise : l'école gabonaise n'a plus droit à l'improvisation. Chaque partie est désormais face à ses responsabilités.

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