Ebola en RDC : Paris monte au front et réclame plus d'aide
Jean-Noël Barrot s'est rendu dans l'Ituri, épicentre de la pire flambée d'Ebola jamais connue en RD Congo, pour réclamer un soutien international renforcé.
Le chef de la diplomatie française a fait le déplacement dans l'est de la RD Congo, là où l'épidémie frappe le plus fort. Son message : la riposte doit monter en puissance, et le Gabon, voisin direct, a tout intérêt à ce que l'aide suive.

Le message est clair et il a été porté au plus près du terrain. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu dans la province de l'Ituri, dans l'est de la RD Congo, pour appeler à renforcer la riposte contre l'épidémie d'Ebola qui frappe le pays.
Bunia, au cœur du front sanitaire
C'est à Bunia, capitale de l'Ituri, que le chef de la diplomatie française a posé ses valises. Cette province orientale est l'épicentre de la flambée actuelle, décrite comme la plus grave de l'histoire de la RD Congo. Barrot y a plaidé pour un soutien international accru à la riposte, alors que les équipes sur place luttent contre un virus qui ne laisse aucune marge d'erreur.
Le choix de l'Ituri n'est pas anodin. Cette région de l'est congolais cumule les fragilités : conflits armés, déplacements de populations, accès difficile aux soins. Autant de facteurs qui compliquent chaque opération de traque des cas contacts et de vaccination.
Pourquoi le Gabon doit suivre
Pour Libreville, l'enjeu dépasse la solidarité régionale. La RD Congo partage avec le Gabon une frontière via la province voisine, et l'est du pays reste une zone sous surveillance sanitaire permanente. Un Ebola qui s'installe durablement de l'autre côté de la région, c'est un risque épidémiologique qui plane sur toute l'Afrique centrale.
Renforcer l'aide, c'est donc aussi une manière de repousser le virus loin des frontières. La France, qui dispose d'une expertise reconnue dans la riposte aux fièvres hémorragiques, pousse ses partenaires à aligner les moyens : personnel médical, kits de dépistage, vaccins, logistique.
Ce qu'il faut retenir
Le déplacement de Jean-Noël Barrot à Bunia envoie un signal : la communauté internationale ne doit pas détourner le regard de l'Ituri. Pour les pays de la sous-région, dont le Gabon, la meilleure protection reste une riposte forte et financée, menée là où le virus circule.
La prochaine étape se joue sur le terrain : voir si les promesses d'appui se traduisent en moyens concrets déployés dans l'est congolais dans les prochaines semaines.
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