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Eau et électricité : Mouckocko prend un ministère sous pression

Nommé par Brice Oligui Nguema, Olivier Mouckocko hérite de la SEEG en pleine réforme et de coupures qui pèsent sur le quotidien des Gabonais.

Le chef de l'État a confié le ministère de l'Accès universel à l'Eau et à l'Énergie à Olivier Mouckocko, spécialiste des ressources hydriques. Sa mission tient en une phrase : rendre le courant et l'eau potable plus fiables.

Pylône électrique et agent technique sur le réseau, illustration du secteur de l'énergie au Gabon.
Le secteur de l'eau et de l'électricité est le premier poste de mécontentement des Gabonais.

Chaque coupure le rappelle : l'eau et l'électricité restent le premier sujet de grogne des Gabonais. En nommant Olivier Mouckocko à la tête du ministère de l'Accès universel à l'Eau et à l'Énergie, Brice Oligui Nguema place un spécialiste des ressources hydriques et des infrastructures là où chaque défaillance se paie en heures perdues, en denrées gâtées, en commerces qui ferment tôt.

Quatre ministres en deux ans

Le portefeuille change de mains pour la quatrième fois depuis septembre 2023. Un turnover qui dit à lui seul la difficulté de la tâche. Délestages récurrents, réseaux vétustes, impatience croissante de la population : la feuille de route est lourde et l'urgence, immédiate. Mais l'instabilité des équipes n'a jamais rien réparé — la nomination d'un profil technique se veut justement le signal inverse : de la continuité, des actes, moins de rotation.

La SEEG en plein démontage

Sur la table du nouveau ministre, un chantier déjà lancé : la réforme de la SEEG. L'État veut séparer les métiers de la Société d'énergie et d'eau du Gabon et spécialiser chaque acteur sur un segment de la chaîne — production, transport, distribution, commercialisation. L'objectif est clair : que la panne cesse d'être une fatalité et que l'abonné sache qui l'alimente, qui le dépannage, qui le facture. Le chef de l'État demande d'accélérer.

Ce que ça change pour vous

Moins de coupures, des compteurs justes, un service qui répond quand on appelle : voilà la promesse. Elle se mesurera à un seul indicateur, le seul qui compte au quartier : le nombre d'heures de courant et d'eau dans la journée. Le reste, les communiqués, les organigrammes, les séminaires, les Gabonais ne le voient pas — ils le subissent ou en profitent.

La rentrée est donc un test grandeur nature. Mouckocko a la formation, les dossiers et désormais la main. Reste à transformer les kilomètres de réseau abîmés en heures de service rendu. Les prochaines semaines diront si le courant cesse enfin de faire défaut au moment où tout le monde en a besoin.

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