Diaspora gabonaise : sortir du rôle de comité d'accueil
Avant la visite du Président en France, une tribune appelle à transformer l'attente en stratégie.
À l'approche de la visite officielle de Brice Clotaire Oligui Nguéma à Paris, dès le 20 juillet, une tribune interpelle la diaspora gabonaise. Le constat : à chaque déplacement présidentiel, les mêmes gestes se répètent, dossiers en main, projets déposés en urgence, sans suite structurée. L'appel est clair, il faut passer du statut de comité d'accueil à celui de partenaire stratégique.

Le même rituel, à chaque visite
Paris, le 17 juillet 2026. Dans quelques jours, le chef de l'État posera le pied sur le sol français. Et comme à chaque visite officielle, le scénario se répète: les compatriotes installés en France se mobilisent. Certains préparent des dossiers administratifs. D'autres remettent des projets en main propre, espérant une audience de quelques minutes. Beaucoup proposent des compétences à mettre au service du pays.
Ce réflexe traduit un attachement réel au Gabon. Mais une tribune publiée à cette occasion pointe une limite: cette énergie reste dispersée, sans cadre pour la transformer en résultats durables. La diaspora se retrouve cantonnée à un rôle d'accueil, mobilisée au rythme des déplacements présidentiels plutôt qu'inscrite dans une dynamique continue.
De l'attente à la co-construction
L'idée défendue est simple: les Gabonais de l'étranger disposent de compétences, dans l'ingénierie, la santé, la finance ou le numérique, qui pourraient nourrir des projets concrets pour le pays. Pour que cette ressource compte vraiment, il faudrait des canaux stables, des points de contact permanents entre les institutions gabonaises et les communautés à l'étranger, plutôt que des dépôts de dossiers ponctuels à la veille d'une visite.
Cette question dépasse la seule symbolique. Elle touche à des enjeux très concrets pour beaucoup de familles: transferts de fonds, retour des compétences, investissement dans des projets locaux. Aucune mesure officielle n'est annoncée à ce stade en réponse à cet appel. La visite présidentielle du 20 juillet, elle, est confirmée.
Ce qu'il faut suivre maintenant
Reste à voir si ce déplacement en France sera l'occasion d'annonces sur un dispositif plus structuré d'échange avec la diaspora. Pour l'instant, l'appel formulé reste une prise de position, pas une décision gouvernementale. La différence entre les deux se jouera dans les prochaines semaines, au moment des rencontres prévues à Paris.
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