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Sport

Coupe Oloupi : 45 ans de fête, mais après ?

La compétition traditionnelle souffle 45 bougies, entre ferveur populaire et interrogations sur son héritage.

Quarante-cinq ans que la Coupe Oloupi rassemble les foules autour du duel Sébé Brikolo - Bayi Brikolo. Stades pleins, ambiance électrique, mais une question revient chaque année : que reste-t-il de cette énergie une fois les tribunes vidées ? Selon nos informations, encore à confirmer sur certains points, le bilan sportif et la suite offerte aux jeunes talents interrogent.

Tribunes pleines de supporters gabonais lors d'un match de la Coupe Oloupi
La Coupe Oloupi attire chaque année des foules nombreuses autour du duel Sébé Brikolo - Bayi Brikolo.

Chaque année, c'est le même rituel. Les tambours résonnent, les tribunes se remplissent, et le pays entier suit le duel entre la Sébé Brikolo et la Bayi Brikolo. La Coupe Oloupi, c'est ça : une ferveur populaire rare, un moment de communion qui traverse les générations.

Cette année, la compétition fête ses 45 ans. Un âge respectable pour un événement censé, au départ, servir de tremplin à la jeunesse sportive gabonaise.

Une grand-messe, oui. Mais après ?

Le problème, selon des informations qui restent à confirmer, ce n'est pas l'ambiance des gradins. C'est ce qui se passe ensuite. Chaque édition suivrait le même schéma : liesse le jour J, puis silence.

Pas de bilan officiel communiqué. Pas de suivi visible des jeunes joueurs repérés pendant la compétition. Pas de trace claire d'un parcours qui mènerait, par exemple, vers les clubs professionnels ou les sélections nationales.

Ce que cela change, ou pas, pour les jeunes talents

C'est là que le bât blesse. Une compétition vieille de 45 ans devrait, en théorie, avoir formé plusieurs générations de footballeurs gabonais. Les familles qui envoient leurs enfants jouer l'Oloupi espèrent une chose simple : que le talent repéré sur un terrain de quartier trouve un débouché.

Selon nos informations, cette suite manquerait de visibilité. Aucune donnée publique ne permettrait aujourd'hui de mesurer combien de joueurs issus de l'Oloupi ont rejoint le football structuré depuis la création de la compétition.

Une fête qui mérite un vrai suivi

Ce constat ne remet pas en cause la valeur de l'événement lui-même. La Coupe Oloupi reste un rendez-vous populaire précieux, un marqueur d'identité pour deux grandes communautés du pays.

Mais 45 ans, c'est aussi l'âge où l'on peut se poser la question : et si la prochaine édition s'accompagnait, enfin, d'un bilan transparent ? Un point sur les jeunes repérés, les clubs partenaires, les perspectives ouvertes. De quoi transformer une fête annuelle en véritable tremplin sportif, sans rien perdre de sa ferveur.

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