Congo : Brazzaville table sur 5,2 % de croissance en 2026
Le Comité national économique et financier congolais mise sur une inflation maîtrisée et une croissance en légère hausse l'an prochain.
Le Congo voisin annonce une croissance projetée à 5,2 % en 2026, contre 4,8 % cette année. L'inflation, elle, resterait contenue à 1,4 %. Une trajectoire suivie avec attention à Libreville, tant les économies des deux pays de la Cemac partagent des dynamiques proches.

À Brazzaville, le ton est à la prudence optimiste. Le Comité national économique et financier (Cnef) vient de tenir sa deuxième session ordinaire de l'année, et le message est clair : l'économie congolaise devrait accélérer en 2026.
Une croissance en hausse, une inflation sous contrôle
Le chiffre avancé : 5,2 % de croissance en 2026, contre 4,8 % en 2025. Une progression modeste sur le papier, mais significative pour un pays dont l'économie reste dépendante des cours du pétrole.
Autre indicateur mis en avant par le ministre des Finances congolais, Christian Yoka, qui préside le Cnef : l'inflation resterait modérée, à 1,4 % en moyenne annuelle. Ce taux mesure la hausse générale des prix des biens et services au quotidien — un chiffre bas qui, si les prévisions se confirment, épargnerait les ménages congolais d'une nouvelle érosion de leur pouvoir d'achat.
Pourquoi ça concerne aussi le Gabon
Le Congo et le Gabon partagent la même monnaie, le franc CFA, et la même zone économique, la Cemac. Ce qui se joue à Brazzaville n'est jamais totalement étranger à ce qui se passe à Libreville.
Une croissance régionale mieux orientée, une inflation maîtrisée chez le voisin : ce sont des signaux qui comptent pour la stabilité de la sous-région tout entière, notamment pour les échanges commerciaux transfrontaliers et la confiance des investisseurs dans la zone.
Ce qu'il faut retenir
Ces projections restent, à ce stade, des prévisions officielles congolaises, à confirmer dans les mois qui viennent. Aucun détail supplémentaire n'a été communiqué sur les moteurs précis de cette croissance attendue — pétrole, hors-pétrole, investissements publics. Un chiffre à suivre, donc, plutôt qu'un acquis.
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