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International

Centrafrique ouvre le marché des carburants à la concurrence

Bangui met fin au monopole d'un importateur unique et rouvre le jeu aux acteurs pétroliers.

L'Assemblée nationale centrafricaine vient d'adopter une loi qui rebat les cartes du secteur des hydrocarbures. Le texte permet à de nouveaux importateurs de demander leur agrément, trois ans après l'instauration d'un monopole confié à une entreprise camerounaise. Une décision suivie de près dans la sous-région, où l'approvisionnement en carburant reste un sujet sensible.

Camions-citernes de carburant devant un dépôt pétrolier
Le secteur des hydrocarbures centrafricain s'ouvre à nouveau à la concurrence après trois ans de monopole.

Fin d'un monopole de trois ans

Depuis 2023, un seul acteur, l'entreprise camerounaise Neptune, contrôlait l'importation des produits pétroliers en Centrafrique. Avant cette date, plusieurs groupes se partageaient le marché : Tomoil, héritier de Total, Tradex ou encore Tristar. La nouvelle loi rouvre la porte à ces opérateurs, qui pourront redéposer une demande d'agrément d'importateur.

Le texte impose toutefois une contrainte claire : tout importateur devra faire transiter ses produits par un dépôt sous douane. Une manière, pour Bangui, de garder un droit de regard sur les volumes entrants et de sécuriser les recettes fiscales liées aux hydrocarbures.

Ce que ça change pour la région

Cette libéralisation s'inscrit dans un contexte régional où la question de l'approvisionnement en carburant revient régulièrement, y compris au Gabon, avec des tensions ponctuelles sur les prix ou la disponibilité à la pompe. Une concurrence retrouvée peut, en théorie, favoriser des prix plus stables et limiter les ruptures de stock, un argument souvent avancé pour justifier la fin des situations de monopole.

Reste à savoir si les anciens acteurs du marché centrafricain, écartés depuis 2023, se positionneront rapidement. Pour l'instant, aucun calendrier précis n'a été communiqué sur les modalités concrètes de délivrance des nouveaux agréments.

Une décision à confirmer dans ses effets

L'information provient d'une seule source à ce stade, ce qui invite à la prudence sur les détails d'application du texte. Les prochaines semaines devraient permettre de savoir si des importateurs déposent effectivement une demande, et si les prix des carburants à Bangui évoluent en conséquence.

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