Carburant : Oligui Nguema serre la vis, 3 villes ravitaillement déjà servies
Le chef de l'État a réuni lui-même l'aval pétrolier, les transporteurs et les distributeurs pour exiger un retour durable à la normale.
Fini les explications. Mercredi 7 octobre, au Palais du Bord de mer, Brice Clotaire Oligui Nguema a convoqué les acteurs de l'aval pétrolier, de l'acheminement et de la distribution. Objectif affiché : identifier les blocages et rétablir l'accès au carburant partout, sans nouveau faux départ.

Ce qui s'est passé
Le chef de l'État n'a pas délégué. Mercredi 7 octobre, à Libreville, Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni au Palais du Bord de mer les principaux acteurs de l'aval pétrolier, les opérateurs de l'acheminement et de la distribution des produits pétroliers, en présence du ministre d'État chargé des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, et du ministre du Pétrole.
Le lendemain, le dossier a suivi le président jusqu'au Conseil des ministres. La question du carburant a été traitée en tête de séance, aux côtés du transport, de l'eau, de l'électricité et des infrastructures. Signe que la pénurie n'est pas traitée comme un simple incident logistique.
Trois villes servies, pas encore tout le pays
Le ravitaillement a repris. Trois villes sont déjà réapprovisionnées, selon l'état des livraisons dressé lors de la réunion. Des stations ont recommencé à servir dans le Grand Libreville, où les files d'attente s'étaient étirées pendant plusieurs jours.
Mais le retour à la normale reste partiel. Le président veut accélérer les livraisons, fluidifier la distribution et remettre du carburant dans toutes les stations-service, jusqu'à Port-Gentil, Franceville et Oyem. Il a fixé une exigence : des résultats rapides, fiables et durables.
Le message s'adresse à toute la chaîne. Rien ne sert de remplir une station si le camion-citerne suivant est bloqué, ou si les dépôts ne sont pas réalimentés en amont. L'État a mis chaque maillon face à ses responsabilités.
Ce que ça change pour vous
Trois fronts, concrètement. Les dépôts pétroliers, d'abord, qui doivent remonter leurs stocks. Les transporteurs ensuite, dont les rotations conditionnent l'arrivée du carburant dans les stations. Les distributeurs enfin, qui doivent tenir un débit régulier sans rationnement.
Pour les automobilistes, les taxis et les transporteurs de marchandises, l'enjeu est immédiat : retrouver un plein sans faire la queue. Le carburant, c'est aussi le prix des denrées transportées, la continuité des services publics et la vie économique des quartiers.
Le chef de l'État a tranché : le suivi sera serré, les responsables rendront compte. La prochaine étape, c'est le retour complet à la normale sur l'ensemble du territoire — et cette fois, sans rechute.
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