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International

Burkina Faso : l'Union africaine renoue le dialogue avec le Sahel

Le patron de la Commission de l'UA a rencontré la diplomatie burkinabè pour parler coopération et relations avec l'AES.

Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine, était à Ouagadougou mercredi. Face à lui, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré. Plus de deux heures d'échanges sur l'état des relations entre l'UA et le Burkina Faso, mais aussi entre l'organisation continentale et la Confédération des États du Sahel.

Deux responsables politiques se serrant la main devant des drapeaux officiels
Rencontre diplomatique entre l'Union africaine et le Burkina Faso, illustration d'archive.

Une rencontre, deux dossiers sensibles

La scène se joue à Ouagadougou. D'un côté, le visage de l'institution panafricaine. De l'autre, un pays sahélien qui a, depuis 2023, choisi de resserrer les rangs avec le Mali et le Niger au sein de l'AES, la Confédération des États du Sahel.

Selon nos informations, la discussion a porté sur deux axes : la coopération bilatérale entre l'UA et Ouagadougou, et le dialogue, plus délicat, entre l'organisation continentale et cette alliance sahélienne née en dehors des circuits classiques de la CEDEAO.

Pourquoi ce dialogue compte au-delà du Sahel

Depuis les coups d'État successifs dans la région, l'Union africaine cherche une porte d'entrée pour ne pas perdre tout contact avec ces États suspendus de ses instances. Ce déplacement s'inscrit dans cette logique : parler, plutôt que couper les ponts.

Pour l'instant, aucune décision concrète n'a été annoncée à l'issue de cet échange. Les détails précis des discussions restent, selon les éléments disponibles, à confirmer.

Ce que cela signifie pour le continent

Le Gabon, membre de l'UA, a lui aussi un intérêt à ce que l'organisation reste un espace de dialogue crédible pour toute l'Afrique, y compris ses zones les plus instables. Une UA capable de parler avec l'AES, c'est une architecture continentale qui tient mieux face aux crises sécuritaires qui, on le sait, ne s'arrêtent pas aux frontières.

À suivre : la nature exacte des engagements pris, s'il y en a, n'a pas encore filtré.

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