Belinga : l'État met Forstecue et ses partenaires autour de la table
Hermann Immongault a présidé une rencontre stratégique à Libreville pour élargir la coopération au-delà du minerai.
Le fer de Belinga n'est plus seulement une affaire de extraction. L'État a réuni Forstecue et ses partenaires internationaux pour élargir le projet aux infrastructures, au rail et au maritime. Objectif : transformer un gisement en moteur économique national.

Le Palais des Congrès de Libreville a accueilli ce lundi une rencontre stratégique entre la République gabonaise et les partenaires internationaux de Forstecue. Une réunion présidée par le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, qui a rappelé d'emblée que Belinga est l'un des grands projets structurants du Gabon.
Un projet qui dépasse la mine
Les échanges n'ont pas porté sur le seul minerai de fer. L'objectif affiché : apprécier les opportunités de coopération dans les infrastructures, les matériels ferroviaires, les équipements de construction pour le secteur minier, ainsi que l'ingénierie maritime et le dragage.
Autrement dit, le gouvernement veut faire de Belinga un effet d'entraînement sur toute l'économie nationale. Le fer extrait devra sortir. Il faudra des rails, des ports, des engins. Autant de marchés qui peuvent bénéficier à des entreprises gabonaises et à des partenaires prêts à s'installer durablement.
Ce que ça change pour le pays
Pour l'État, l'enjeu est clair : ne pas répéter le scénario d'un gisement exporté brut sans retombées locales. Chaque volet évoqué lundi — transport, construction, dragage — ouvre la voie à des emplois, des transferts de compétences et des investissements connexes.
Les partenaires internationaux, eux, y trouvent un cadre de dialogue direct avec l'exécutif. La rencontre a permis de poser les bases d'une coopération élargie, au-delà du simple contrat d'extraction.
Prochaine étape
Le gouvernement entend capitaliser sur ces échanges pour structurer les prochaines phases du projet. Belinga n'est plus seulement un gisement : c'est un chantier national. Les discussions de lundi tracent la route. Reste à transformer l'essai sur le terrain, avec des réalisations visibles pour les Gabonais.
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