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Bélinga accélère : Oligui Nguema et Fortescue verrouillent le calendrier

Au Palais du Bord de mer, le chef de l'État et le géant minier australien ont acté un coup d'accélérateur sur le fer de Bélinga.

Le dossier du fer de Bélinga change de rythme. Ce mardi 29 septembre 2026, au Palais du Bord de mer à Libreville, le président de la République et le groupe minier Fortescue ont renforcé leur engagement pour accélérer la mise en œuvre du projet. Objectif affiché : transformer enfin le gisement de l'Ogooué-Ivindo en moteur économique.

Rencontre officielle entre le président gabonais et les dirigeants du groupe minier Fortescue.
Le président de la République et les responsables de Fortescue se sont engagés à accélérer le projet de fer de Bélinga.

Ce qui s'est décidé au Palais

La rencontre a réuni le président de la République et les responsables de Fortescue, le groupe minier australien associé à l'exploitation du gisement de fer de Bélinga, dans la province de l'Ogooué-Ivindo. Au menu : le calendrier des travaux, les moyens engagés et les prochaines étapes.

Le message est simple : on passe à la vitesse supérieure. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d'accélérer la mise en œuvre d'un projet qui traîne dans les cartons depuis des décennies.

Un gisement, une promesse vieille de 60 ans

Bélinga, c'est l'un des plus grands gisements de fer d'Afrique. Découvert dans les années 1960, il a nourri tous les espoirs — et toutes les déceptions. Routes, chemin de fer, port minéralier : l'exploitation exige des investissements lourds que le pays n'a jamais réussi à mobiliser seul.

L'arrivée d'un partenaire industriel de la taille de Fortescue rebat les cartes. Le fer de Bélinga ne se contente plus d'exister sur une carte : il entre dans une phase opérationnelle.

Ce que ça change pour le Gabon

Pour les Gabonais, l'enjeu est direct. Un projet de cette ampleur, c'est des emplois locaux, des retombées pour les communes de l'Ogooué-Ivindo, des recettes d'exportation et une diversification économique loin du tout-pétrole.

C'est aussi un test grandeur nature de la stratégie affichée par les autorités : attirer des investisseurs étrangers sérieux en sécurisant le cadre juridique et en faisant avancer les dossiers vite.

La prochaine étape attendue : la déclinaison concrète du calendrier — lancement des travaux préparatoires, financement des infrastructures et mobilisation de la main-d'œuvre. Bélinga n'est plus un dossier à rouvrir. C'est un chantier à tenir.

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