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BDEAC : trois chantiers gabonais de 127 milliards qui tiennent la banque

Alors que l'institution sous-régionale encaisse une tempête financière, le Gabon reste son point d'ancrage.

Près de la moitié des crédits de la BDEAC sont en difficulté. Dans ce trou d'air, trois chantiers gabonais pèsent 127 milliards de FCFA et maintiennent la Banque de développement des États de l'Afrique centrale debout.

Chantier d'infrastructure au Gabon avec engins de construction
La BDEAC mise sur des projets structurants pour stabiliser son bilan.

La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) encaisse une zone de fortes turbulences. Son bilan sous-régional, arrêté à fin 2025, vire au rouge : près de la moitié des crédits accordés, soit environ 360 milliards de FCFA, posent problème.

Dans cette tempête, un pays surnage : le Gabon.

Trois chantiers, 127 milliards

Ce sont trois projets gabonais qui pèsent 127 milliards de FCFA dans les comptes de la banque. Trois dossiers structurants, suivis de près, qui continuent de faire tourner la machine.

Concrètement, ces engagements représentent une part significative des financements sains de l'institution à l'échelle de la sous-région. Le Gabon n'est pas seulement un emprunteur : il est devenu le pilier qui empêche l'édifice de vaciller.

Chaque échéance honorée, chaque décaissement maîtrisé compte. Pour la BDEAC, c'est de l'oxygène. Pour le Gabon, c'est la preuve que ses projets tiennent la route.

Pourquoi ça compte pour le pays

Une banque de développement qui va mal, c'est moins de financements pour demain : routes, énergie, agriculture, PME. La BDEAC est l'un des rares outils capables de porter des projets que les banques commerciales refusent.

Que le Gabon soit la bouée de l'institution change la donne. Le pays gagne en crédibilité auprès des bailleurs et des partenaires internationaux. Il peut peser davantage dans les décisions de la banque.

À Libreville, Port-Gentil ou Franceville, l'enjeu se mesure en emplois et en chantiers livrés. Les 127 milliards ne sont pas un chiffre abstrait : ils financent du béton, des équipements, des salaires.

La suite

Le Gabon a un intérêt direct à voir la BDEAC se redresser. Plus l'institution va mieux, plus elle prête, plus les projets nationaux avancent.

La balle est dans les deux camps : la banque doit assainir son portefeuille, le Gabon doit tenir le calendrier de ses trois chantiers. De cette rigueur dépend la capacité de la BDEAC à financer la prochaine décennie.

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