À l'ONU, le Gabon exige un siège permanent pour l'Afrique
Portée par la ministre des Affaires étrangères Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, Libreville réclame un Conseil de sécurité réformé et une gouvernance mondiale plus juste.
Devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, le Gabon a porté haut la voix du continent : réforme du Conseil de sécurité, siège permanent pour l'Afrique et retour à la confiance entre les nations. Un message porté au nom du président Brice Clotaire Oligui Nguema.

Un siège permanent, pas une place d'invité
Le Gabon ne tourne pas autour du pot. Devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York, Libreville a exigé une refonte du Conseil de sécurité. Au cœur de la demande : un siège permanent pour l'Afrique, continent qui reste le grand absent de la table où se décident la paix et la guerre.
La ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a porté le message au nom du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle a aussi réclamé une révision de l'architecture financière internationale, jugée inadaptée aux réalités africaines.
La confiance, nouveau mot d'ordre
Le thème de cette 81e session — « Rétablir la confiance et gérer la transformation » — colle à la ligne défendue par Libreville. Le Gabon plaide pour un multilatéralisme inclusif et réformé, fondé sur le respect du droit international et la souveraineté des États.
Une diplomatie de souveraineté et de transformation, qui ne se contente plus de constater les déséquilibres mais réclame leur correction. Dans le viseur : la gouvernance mondiale elle-même.
Du Golfe de Guinée au climat
Le Gabon n'a pas limité son propos aux institutions. Sa diplomatie a aussi porté sur les crises régionales, du Sahara occidental au Golfe de Guinée, et sur le financement de la transition écologique, un enjeu vital pour un pays qui mise sur ses forêts.
Un triptyque clair : paix et sécurité en Afrique, justice institutionnelle, climat. Trois dossiers où le continent attend des actes, pas des promesses.
Ce que ça change pour le Gabon
Porter cette voix à l'ONU, c'est peser sur les règles du jeu. Un siège permanent africain au Conseil de sécurité, c'est une chance pour le Gabon et ses voisins de compter là où se prennent les décisions qui les concernent.
En attendant la réforme, Libreville avance ses pions : affirmer sa souveraineté, exiger une gouvernance plus juste et défendre ses intérêts climatiques. Le message est lancé, à la tribune la plus écoutée du monde.
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