64 mineurs célébrés à la prison centrale de Libreville
Le ministre de la Justice Augustin Emane et l'UNICEF ont entouré les enfants détenus pour la Journée de l'enfant africain.
La prison centrale de Libreville a vibré, vendredi 2 octobre, au rythme de la Journée de l'enfant africain. Soixante-quatre mineurs détenus ont participé à une journée récréative portée par le ministère de la Justice et l'UNICEF, avec un message fort : leur situation d'aujourd'hui ne dicte pas leur avenir.

Une journée pas comme les autres derrière les murs
À la prison centrale de Libreville, 64 mineurs privés de liberté ont été célébrés, vendredi 2 octobre, à l'occasion de la Journée de l'enfant africain, célébrée en différé. Thème de l'année : « L'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous les enfants ».
Jeux collectifs, animations, échanges : le programme de la journée a été pensé pour eux. La cérémonie a été ouverte par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, en présence de la représentante résidente de l'UNICEF au Gabon, Dr Marie-Reine Chirezi Fabry, et du commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général Jean Germain Effayong-Onong.
« La République ne les oublie pas »
Message central du ministre aux enfants : « La République ne les oublie pas. » Devant les pensionnaires de la maison d'arrêt, Augustin Emane a posé une conviction : « L'erreur n'est pas une fatalité, et votre situation présente ne dicte en rien votre destin de demain. »
Il a ajouté que « chaque enfant a droit à une seconde chance », rappelant la responsabilité de l'État : tendre la main, protéger et donner à ces mineurs les outils pour devenir « les citoyens responsables, épanouis et fiers dont le Gabon de demain a besoin ».
Une charte de besoins portée par les mineurs
Les jeunes détenus n'ont pas seulement participé : ils ont pris la parole. Avec l'appui de l'UNICEF et du ministère de la Justice, en lien avec le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire, ils ont présenté une charte de besoins réclamant une meilleure prise en charge de leur situation.
Ces besoins, portés par les principaux intéressés, dessinent des pistes concrètes : conditions de détention, accès aux droits, accompagnement. La présence conjointe de la Justice, de l'UNICEF et de la Sécurité pénitentiaire acte un travail à trois sur la question des mineurs en conflit avec la loi.
Ce que ça change concrètement
Pour les 64 enfants concernés, la journée ne se limite pas à une parenthèse récréative. Elle installe un cadre : des besoins formalisés, des interlocuteurs identifiés et un engagement public du ministère de la Justice à poursuivre des actions plus rigoureuses en faveur du bien-être de tous les enfants du Gabon.
La charte reste désormais sur la table. C'est là que se jouera la suite : transformer ces revendications en actes, pour que chaque mineur détenu ait réellement droit à sa seconde chance.
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