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Politique

1 700 représentants élus : le Gabon lance son dialogue social

Le rapport final des premières élections professionnelles du pays a été remis lundi au président Oligui Nguema.

Herman Immongault et la ministre du Travail Jacqueline Ilogue-Bignoumba ont remis au chef de l'État le rapport final des élections professionnelles. Une première au Gabon : plus de 1 700 représentants des travailleurs viennent d'être désignés dans le public, le parapublic et le privé. Ce document ferme le processus électoral et ouvre un nouveau cycle de négociations sociales.

Le président Oligui Nguema recevant un document des mains de deux membres du gouvernement lors d'une audience officielle
Le vice-président du gouvernement Herman Immongault et la ministre du Travail Jacqueline Ilogue-Bignoumba ont remis le rapport final au président Oligui Nguema, lundi 10 août.

Ce lundi 10 août, le vice-président du gouvernement Herman Immongault et la ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle, Jacqueline Ilogue-Bignoumba, ont été reçus en audience par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Objet de la rencontre : la remise officielle du rapport final des élections professionnelles.

Une première nationale

Jamais un scrutin de ce type n'avait réuni simultanément les trois secteurs de l'économie gabonaise : public, parapublic et privé. Résultat des courses : 254 représentants élus dans le public, près de 220 dans le parapublic et plus de 1 250 dans le privé. Au total, plus de 1 700 travailleurs désignés pour porter la voix de leurs collègues.

Ces élus ne sont pas de simples figurants. Ce sont eux qui, demain, s'assiéront à la table des négociations sur les salaires, les conditions de travail ou les conventions collectives, dans les entreprises comme dans l'administration.

Ce que ça change concrètement

Avec ce rapport validé, le processus électoral est officiellement clos. Et une nouvelle étape s'ouvre aussitôt : celle du dialogue social, avec des interlocuteurs légitimes, élus, et non plus désignés au coup par coup.

Pour un salarié du privé à Owendo, un agent parapublic à Port-Gentil ou un fonctionnaire à Libreville, cela signifie une chose simple : il existe désormais un représentant identifié, sorti des urnes, pour porter ses revendications auprès de l'employeur et de l'État.

Prochaine étape

Le gouvernement doit maintenant installer ces nouveaux représentants dans leurs instances respectives et lancer les premières concertations. C'est le point de départ d'un dialogue social rénové, avec des acteurs dont la légitimité repose, pour la première fois à cette échelle, sur un vote.

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